Le Japon pète les plombs

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La peine de mort

En vigueur au pays du soleil levant (qui se couche pour certains…) cette peine capitale n’est toujours pas remise en cause. On sait pourtant le pays dirigé par une monarchie constitutionnelle garantissant un parlement ainsi qu’une constitution. Dans cette démocratie, 80% de la population approuvent la peine de mort en cas de crimes prémédités et cruels, uniquement 6% seraient contre.

On sait les conditions d’application de la peine abominables. Avec son célèbre raffinement dans les tortures le Japon a imaginé un moyen efficace de détruire moralement les détenus. La sévérité du système judiciaire et carcéral japonais commence dès le commissariat où ceux soupçonnés, sont enfermé durant 23 jours dans d’exiguës cellules. N’ayant pas le droit d’avoir un avocat ils sont sans défense lors des interrogatoires éprouvants. On attend d’eux des aveux véridiques ou inventés de toute pièce, mais surtout, on les veut coupables. Une fois avoués leur crimes, il est dur même pour les plus doués des avocats de les soustraire à la peine de mort. Le calvaire ne s’arrête pas là, dans les centres pénitenciers une isolation totale est imposée aux prisonniers. Ces derniers vivent en cellule individuelle, ne reçoivent pas de visites, ni de courrier, ne pratiquent aucune activité sportive ou manuelle (puisqu’ils ne seront pas réintroduits dans la société). Mais alors, que font les condamnés ? Ils attendent la mort. Les criminels n’apprennent la date de leur exécution qu’une heure avant cette dernière tandis que leur famille ne saura leur disparition que le lendemain, par le biais de la presse. Il n’y a aucun adieu organisé, ils disparaîtront dans la solitude. Lors de l’exécution par pendaison, tout se fait silencieusement, rapidement, à peine quelques minutes, mais surtout secrètement, il n’y a pas de journalistes, d’avocats, d’amis pour recueillir les dernières paroles du prisonnier. Avant de monter à l’échafaud, les condamnés doivent nettoyer leur cellule, faire leurs prières et écrire leurs dernières volontés sur un bout de papier. Les proches bénéficieront de 24 heures pour venir collecter le corps.

Quelques chiffres et faits marquants:

-En 2006, le Japon a prononcé 44 condamnations à mort.

-Pour commencer l’année en beauté, la justice japonaise à fait exécuter 3 détenus le premier vendredi de l’année 2007. Ils s’éteignirent la veille de la célèbre Golden Week japonaise, traditionnelle semaine de congé.

-Les exécutions n’attendent pas, et se font même le 25 décembre. Ce jour est vécu au Japon non pas comme une fête religieuse mais comme l’occasion d’un rassemblement chaleureux entre membres d’une même famille. Ainsi quatre personnes ont été pendues le jour de noël.

-Selon Amnesty international, au Japon 102 personnes, 97 hommes et 5 femmes, attendent dans le couloir de la mort.

--Rubie 10 juillet 2007 à 16:10 (CEST)


Les Otakus:

Définition de l'otaku:

En occident nous appelons « geek », « nerd », ou encore « intello » les personnes introverties passant beaucoup de temps devant leurs écrans d’ordinateurs. Chez nous ceci prête à sourire et est un sujet de dérision. Au japon il en va tout autrement. On nomme ces gens les Otakus, terme péjoratif désignant à la base le simple fait de rester chez soit. On compte plus d’un million d’otakus au japon, principalement du sexe masculin.

En caractères katakana, le mot s'écrit ainsi: オタク . Ce sont des gens, souvent des adolescents(es) qui refusent toute relation avec le monde extérieur. Ils restent confinés chez eux et se consacrent entièrement à une occupation. Ils sont seuls, mal dans leur peau, et sans aucun doute, malheureux. La pression sociale très forte au japon, l’importance de la productivité et du résultat sont souvent des facteurs déterminants dans cette régression comportementale. Leur activité de prédilection : jouer à des jeux vidéos, lire des mangas, passer leur journées sur Internet (qui leur permet d’entretenir des relations virtuelles avec d’autres Otakus), collectionner des objets, rendre « un culte » à une star. Leur domaine : leur chambre, qu’ils ne quittent que rarement, même pour se laver. Les proches n’ont pas le droit d’y pénétrer et déposent les repas de l’otaku sur le pas de la chambre. D’autres parents sont carrément dans l’incapacité physique d’y faire un pas tant il y règne une odeur pestilentielle (mélange d’effluves d’aliments, d’exhalations d’un corps sale et d’un air vicié.) Ce dernier cas est (relativement) rare, cependant lorsque il atteint ce degré on ne peut plus parler d’Otaku mais d’ Hikikomori (version extrême d’un otaku). Certains Hikikomoris peuvent rester plus de 10 ans enfermés dans leur monde.

Dépendants financièrement d’un tiers, ils vivent souvent chez leurs parents et sont jugés de façon dépréciative par la société japonaise. En effet ce refus de s’intégrer, ce déni du reste de la société, cette construction d’un monde à soi sont tous autant d’actes considérés comme relevant d’un état d’esprit révolutionnaire. Aux yeux de la société japonaise à l’esprit profondément communautaire, ils mettent en péril la puissance du japon. En effet, ils ne travaillent pas, ne produisent pas de richesses, ne fondent pas de famille et ne participent donc pas à la construction d’un pays plus fort, plus prospère. Mais la communauté nippone juge trop sévèrement les Otakus qui représentent une part important du marché de l’audio visuel. Même si tous ne travaillent pas, ceux qui le font dépensent tout leur salaire en jeux vidéo, mangas et figurines de cire ; loin de paralyser l’économie nippone, ils participent à son développement. Enfin, le nombre des Otakus va grandissant, ce qui est formidable ou déplorable selon que l’on se place d’un point de vue économique ou sociologique.

Avoir un tel personnage dans sa famille est une vécu comme une véritable honte qui devient un secret. De ce fait de nombreux Hikikomoris ne bénéficient pas d’une aide psychiatrique, les parents espérant que la situation évoluera favorablement toute seule.

Néanmoins les Otakus tentent de se créer un réseau social parallèle et fondent des clubs. Un exemple très répandu au japon comme aux Etats Unis: les rassemblements d’Otakus fans du jeu vidéo « Dance Dance Révolution » (jeu de danse, comme son nom l’indique, se pratiquant sur une imposante plate forme électronique). Un documentaire américain sur ses rassemblements [1] Au japon les Otakus ont aussi leur quartiers de prédilection à Tokyo : Akihabara, dédié à l’électronique, à la haute technologie en tout genre et à l’animation, son surnom de par le monde est « Akihabara electric town ». Il n’est pas rare d’y voir des troupeaux d’Otakus photographier de jolies jeunes filles entre deux achats de jeux vidéo.


Les otakus dans l'audio visuel:

-Ici : [2] un reportage japonais (non sous-titré) sur les Otakus et leur quartier Akihabara. On y voit l’appartement d’une Otaku, qui nous présente sa passion pour les mangas shojo (histoire sentimentale pour Fille) et BL (Boys Love), ainsi que son amour du cosplay (il s’agit de se déguiser pour ressembler à un personnage de manga, d’anime, de jeu vidéo…). A la fin du reportage vous y verrez un de leur rassemblement dédié au cosplay et au karaoké.

-On retrouve des personnages Otakus dans quelques animes, dont la sympathique Renge à laquelle est consacré l’épisode 5 « L’invasion de la fille-manager » de la célèbre série Host Club. La jeune Otaku réapparaîtra par la suite toujours sous les traits d’une tyrannique monomaniaque aux extravagantes lubies. Voici un court extrait désopilant de l’épisode 5 [3](attendez bien la fin surtout, le temps de voir la réaction des personnages ^^). Enfin les Otakus ont leurs propres séries animées : Genshiken, et kujibiki unbalance (visibles sur youtube et dailymotion) -Et leur propre sitcom : Densha otoko, raconte l’histoire incroyable d’un Otaku qui a pris la défense d’une jeune femme agressée dans un train. Une belle histoire d’amour va se tisser entre les deux protagonistes. S’en suit, tout au long de la série, une série de situations cocasses, ou notre Otaku se révèle maladroit mais très touchant. A visionner absolument! (Visible sur youtube)

-Ici : [4] un canular réalisé par des japonais. Ils se moquent des Otakus français qui sont des «japanese wannabe ».

L'otaku que je suis vous salue bien bas! Prévenez moi (je ne sais pas comment) si certains liens ne sont plus opérationels ou "morts".

--Rubie 10 juillet 2007 à 23:18 (CEST)